ÉNSAD · de janvier 2001 à novembre 2001 · Paris · Conception, réalisation & développement
Le projet naît d’un questionnement sur le rapport entre un espace urbain donné et sa représentation. Comment décrire l’espace par l’image? Comment expliquer la ville par l’image? La place, lieu public par excellence, est l’endroit le plus approprié pour questionner ce rapport car elle constitue une sorte de laboratoire, une ville en miniature.
Mon choix s’est porté sur la Place d’Italie, dans le 13e arrondissement à Paris, qui m’est apparue comme l’endroit idéal pour une telle démarche, en ce qu’elle résiste terriblement à la modélisation. C’est un lieu chaotique et opaque, principalement utilitaire, et rares sont les passants qui s’aventurent jusqu’au square central pour y flâner. Celui-ci apparaît pourtant comme un lieu privilégié pour porter un regard sur la ville environnante, c’est l’œil du cyclone: au centre du tourbillon et paradoxalement calme.
Le projet propose au passant (par un système de bornes) ainsi qu’à l’internaute, de s’y arrêter un moment, pour l’emmener dans une exploration multimédia et interactive de la place.
Cette étude s’inspire en partie de la
Au-delà de la Place d’Italie, ce qui m’a intéressé dans ce travail, c’est le fait de concevoir un système, une méthode qui puisse s’adapter à l’analyse de n’importe quel espace urbain. La version proposée en ligne est un prototype: c’est une structure ouverte dont le contenu pourrait être largement enrichi.